africatrip

Un blog pour relater en photos, textes et dessins notre expérience de voyageurs en Afrique de l'Ouest, par la route et tous les moyens de transport possibles pendant 5 mois.

10 novembre 2009

projet de livre

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Carnets d' Afriques cherche à présent une maison d'édition pour l'accueillir.

Voici la maquette de ce projet...

N'hésitez pas à me contacter pour toute information : violette.gentilleau@hotmail.fr .

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24 septembre 2009

pain mauritanien

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nouakchott

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merco surchargé

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Désormais on clique directement sur l'image pour le grand format !



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31 juillet 2009

boubou maure

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porte de l'afrique

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réveil saharaoui

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bonne route

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* mail du 16 novembre : un pas de plus... *

Salaam !

Je vous écris de Nouadhibou, en république islamique de Mauritanie où nous sommes entrés hier. Ce fut épique...


Nous sommes maintenant trois véhicules car Patrick qui possède aussi un terrain au Sénégal s'est joint à nous pour la route. Nous sommes arrivés à la douane maroco-mauritanienne dimanche soir, assez fatigués après trois jours de route à travers les étendues mornes et désertiques du Sahara Occidental, d'autant que le Saviem ne pétait pas la forme (un bouchon de papier oublié dans la rallonge du filtre à air posé chez Hassan l'empêchait d'avancer sans fumer noir comme un diable !). Le soir, une discussion sur la difficulté à faire entrer les véhicules au Sénégal fait monter la tension chez Bruno, d'un naturel déjà très stressé (aaaah, les éternelles surprises du voyage avec des inconnus ...). Le lendemain à notre réveil, l'espace vide la veille au soir est déjà occupé par une file de camions, fourgons, voitures derrière lesquelles nous nous plaçons dès notre réveil à 7 heures : la douane ouvre à neuf. S'ensuivent des bakchichs déguisés pour avancer plus vite dans la queue, une cohorte de paperasse… Il faut passer trois contrôles : douane, police et gendarmerie qui nous demanderont à chaque coup les passeports, d'ouvrir les véhicules, de remplir des fiches… (On a bien planqué ton pinard Lulu, on s'est promis de le boire dans le désert alors pas question qu'il finisse chez les douaniers! ) Encore du stress : Bruno est complètement paniqué et oublie de donner ou de rendre un passeport, parle très mal aux douaniers et pour finir nous tend tous alors que nous étions plutôt de bonne humeur. Bref ! Arrive la sortie de la douane marocaine et c'est là que se joue le piment de ce passage : entre ces deux frères ennemis que sont le Maroc et la Mauritanie, il faut franchir un no man's land de quelques kilomètres.

No man's land : espace qui n'appartient à aucun pays, dans lequel il n'existe ni foi ni loi. "Rien à vendre ?  Rien à acheter ? Rien à troquer ? Et les vélos ?" Cette rengaine omniprésente tout au long du Maroc et qui s'était faite de plus en plus insistante au fur et à mesure de notre descente vers le Sud est ici encore de mise. A l'entrée sont postés entre des 4x4 et des épaves de voitures des mauritaniens en boubou traditionnel, chèches vissés au visage, qui proposent moyennant finances de guider les véhicules jusqu'à la sortie. Certains n'attendent que le premier ensablement pour venir proposer leur " aide ". Ensablement qui nous arrive bien entendu au bout de 500 m avec le Saviem...

Et on sort les pelles, les plaques de désensablage, et on creuse, on tire, on pousse, on halète. Tout de suite un attroupement se forme autour de nous. Coco et moi essayons de désamorcer la tension en blaguant, en leur disant que pour voir les toubabs sortir leur camion du sable, c'est 5 € la place. Tout compte fait, les vautours s'en vont vite et ne restent que les compatissants qui nous aident finalement à sortir du banc de sable dans lequel nous sommes tanqués. L'un d'entre eux nous guide jusqu'au poste de douane mauritanien, perdu dans le sable. Encore une fois, contrôles, tampons, visas. On nous propose des assurances, du change. Une fois tout ça enfin fini, nous partons pour Nouadhibou accompagnés d'un ami mauritanien de Patrick, Ibrahim, qui est venu nous chercher. Grâce à lui, nous passons sans encombre les trois contrôles policiers qui nous séparent de la ville, pourtant distante de trente ou quarante kilomètres seulement. Cette fois-ci les policiers se font directs : " il faut que tu me donnes un vélo " remplace " et les vélos, tu les vends ? ". Patrick nous parle du passage au Sénégal qui risque lui aussi d'être difficile à ce niveau-là, mais Inch Allah ! On n’y est pas encore...

Ici à Nouadhibou, j'ai l'impression d'être vraiment entrée en Afrique. Les hommes portent le boubou mauritanien bleu, les femmes se partagent entre voile mauritanien de la tête aux pieds et tenues plus africaines. Les rues sont bordées de dizaines de petits magasins aux enseignes peintes à la main et à l'orthographe souvent hasardeuse. Les visages et les peaux sont africains. Les mouches volent au dessus des étals et les chèvres mâchouillent les sacs plastiques éparpillés sur les bords de la route. Les vieux mercos énormes qui n'ont plus droit de cité en Europe nous font briller les yeux ! Les rues sont vibrantes de vie, ça klaxonne - pour le plaisir, dirait on - à tous les coins de rue, on a plein de choses nouvelles à voir et surtout, surtout... il y a ENFIN à nouveau plein de femmes dans la rue : après ce Maroc quasi exclusivement masculin, ça fait vraiment du bien. Il y aurait encore beaucoup à dire, mais même dans ma tête, ça a besoin de décanter un peu !

Nous reprenons la route demain pour Nouakchott puis ce sera la frontière sénégalaise dans quelques jours. La fatigue commence à se faire sentir avec la naissance de petites ou grandes tensions et malgré le plaisir de la découverte, on commence à avoir hâte d'arriver pour reprendre chacun nos espaces de vie autonomes. Nous avons prévu d'arriver à Marewe aux alentours de Noël...

Je vous embrasse tous très fort, le décompte du cyber s'affiche, ça va coupeeeeeeeeer !!!! Merci pour les mails reçus !

Vio



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Posté par tchoolfly à 11:24 - mails collectifs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 juin 2009

visa RIM

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